MONTRÉAL, LE 24 SEPTEMBRE 2026 – Les sages-femmes du Québec pourront bénéficier de meilleures conditions de garde, tout en voyant leur rôle de première ligne du réseau de la santé être renforcé. C’est dans une proportion de 79 % qu’elles ont adopté hier soir l’entente de principe intervenue le 2 septembre dernier.
Une refonte du modèle de garde en disponibilité assumée par les sages-femmes permettra de mieux reconnaître l’ampleur et l’intensité de cette exigence professionnelle. Une nouvelle unité de mesure sera également appliquée afin de mieux refléter l’étendue des tâches assumées par les sages-femmes.
« Les nouvelles modalités contractuelles auxquelles nous aurons droit vont augmenter l’accessibilité aux soins et faciliter l’élargissement de notre champ de pratique », affirme la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Amaili Jetté. « C’est une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes, notamment le suivi complet, de la grossesse à la période postnatale, incluant l’accouchement et les soins au nouveau-né, pour lesquels la demande demeure forte et largement non comblée. »
D’une durée de six ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 11,89 % pour les quatre premières années ainsi qu’une clause de parité avec le secteur public pour les deux dernières.
La vice-présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Marie-Michèle Doiron, se réjouit des gains obtenus. « Les sages-femmes jouent un rôle essentiel en matière de santé sexuelle et reproductive. Elles viennent aujourd’hui consolider leur présence au sein du réseau de la santé, dans l’intérêt des femmes du Québec. »
Les sages-femmes déplorent néanmoins le peu d’écoute du gouvernement à la table de négociation quant à la nécessité d’augmenter leur nombre, particulièrement dans certaines régions où les besoins sont critiques. C’est notamment le cas des sages-femmes œuvrant au Nord, où les conditions doivent être actualisées.
« Non seulement il faut renforcer le rôle de première ligne des sages-femmes, il faut également s’assurer qu’elles soient en nombre suffisant. Il est inacceptable que des femmes accouchent seules, faute d’accès à une sage-femme dans leur région. Le prochain gouvernement devra voir à augmenter leur nombre et poursuivre les projets de maisons de naissance », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.
À propos
Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) rassemble plus de 300 membres réparties dans une vingtaine d’établissements de santé. Il est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.
Pour information : François L’Écuyer, Service des communications de la CSN, 514 949-8973, francois.lecuyer@csn.qc.ca


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