À propos

Le Regroupement Les Sages-Femmes du Québec (RSFQ)

Le Regroupement Les Sages-Femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des sages-femmes du Québec. Il représente plus de 230 sages-femmes exerçant la profession partout dans la province. Il œuvre de plus au développement de la profession. Le RSFQ défend également le libre choix des lieux d’accouchement pour les femmes ou les personnes qui accouchent.

La voix officielle des sages-femmes

Le RSFQ joue le rôle de porte-parole officiel des sages-femmes auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Au Québec, la pratique sage-femme est légalement reconnue depuis 1999. Bien que cette profession ait toujours existé, ce n’est qu’en 1999 qu’elle a été légalisée au Québec. Pour en savoir plus, visitez notre section « Notre histoire » ci-bas.

Des professionnelles de la santé

Les sages-femmes sont également membres de l’Ordre des sages-femmes du Québec (OSFQ) , qui a pour but d’encadrer la profession. Il assure notamment la sécurité du public et veille à la qualité des services. Il évalue les compétences des sages-femmes, l’organisation des soins, ainsi que les liens avec les autres professionnels.

Notre mission

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) œuvre au développement de la profession et de sa spécificité à l’intérieur du système de santé du Québec.

Conformément aux normes et à la philosophie de pratique de la profession, il défend le libre choix des lieux d’accouchement, que ce soit :

À domicile

À domicile

En maison de naissance

En maison de naissance

En centre hospitalier

En centre hospitalier

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) a pour mission de défendre les intérêts professionnels, économiques et sociaux de ses membres.

À travers sa mission, le RSFQ veille particulièrement à :

  • Assurer le développement de la pratique sage-femme selon la philosophie et la spécificité des sages-femmes;
  • Négocier de meilleures conditions de travail et salariales pour les sages-femmes;
  • Jouer un rôle actif dans les médias et sur la place publique par rapport aux enjeux de maternité et de périnatalité;
  • Entretenir des relations et des échanges avec les femmes et les familles pour s’assurer de travailler en synergie avec leurs besoins;
  • Collaborer avec les groupes qui œuvrent dans le milieu de la périnatalité pour favoriser le développement et l’accessibilité des services sage-femme au Québec;
  • Développer une équipe forte et consolider les liens avec les membres afin qu’ils s’impliquent activement au sein du conseil d’administration et des comités;
  • Assurer la santé financière du RSFQ.

Notre philosophie

Les principes directeurs et la Philosophie de la pratique sage-femme

Le modèle de pratique des sages-femmes est fondé sur les principes directeurs suivants :

  • La confiance dans la compétence et l’autonomie des femmes ;
  • Le respect et la confiance dans le processus physiologique de la grossesse et de l’accouchement ;
  • L’importance de la continuité des soins et de la relation ;
  • La relation personnelle et égalitaire avec la femme.

De façon plus spécifique, la Philosophie de la pratique sage-femme, adoptée par le RSFQ en 1997, se définit comme suit :

« La pratique des sages-femmes est basée sur le respect de la grossesse et de l’accouchement comme processus physiologiques normaux, porteurs d’une signification profonde dans la vie des femmes.

Les sages-femmes reconnaissent que l’accouchement et la naissance appartiennent aux femmes et à leur famille. La responsabilité des professionnels de la santé est d’apporter aux femmes le respect et le soutien dont elles ont besoin pour accoucher avec leur pouvoir en sécurité et dans la dignité.

Les sages-femmes respectent la diversité des besoins des femmes et la pluralité des significations personnelles et culturelles que les femmes, leur famille et leur communauté attribuent à la grossesse, à la naissance et à l’expérience de nouveau parent.

La pratique des sages-femmes s’exerce dans le cadre d’une relation personnelle et égalitaire, ouverte aux besoins sociaux, culturels et émotifs autant que physiques des femmes. Cette relation se bâtit dans la continuité des soins et des services durant la grossesse, l’accouchement et la période postnatale.

Les sages-femmes encouragent les femmes à faire des choix quant aux soins et services qu’elles reçoivent et à la manière dont ceux-ci sont prodigués. Elles conçoivent les décisions comme résultant d’un processus où les responsabilités sont partagées entre la femme, sa famille (telle que définie par la femme) et les professionnels de la santé. Elles reconnaissent que la décision finale appartient à la femme.

Les sages-femmes respectent le droit des femmes de choisir leur professionnel de la santé et le lieu de l’accouchement, en accord avec les normes de pratique de l’Ordre des sages-femmes du Québec. Les sages-femmes sont prêtes à assister les femmes dans le lieu d’accouchement de leur choix, incluant le domicile.

Les sages-femmes considèrent que la promotion de la santé est primordiale dans le cycle de maternité. Leur pratique se base sur la prévention et inclut un usage judicieux de la technologie.

Les sages-femmes considèrent que les intérêts de la mère et de son enfant à naître sont liés et compatibles. Elles croient que le meilleur moyen d’assurer le bien-être de la mère et de son bébé est de centrer leurs soins sur la mère.

Les sages-femmes encouragent le soutien des familles et de la communauté comme moyens privilégiés de faciliter l’adaptation des nouvelles familles. »

Notre histoire

Quelques jalons de l’histoire du RSFQ

Comme la profession de sage-femme plonge ses racines au creux de l’histoire, il est difficile d’en dépeindre toutes les ramifications. Nous retraçons ici brièvement l’évolution de la profession au Québec depuis les années 1970.

Milieu du vingtième siècle aux années 1970

Pour de multiples raisons, on assiste au milieu des années 1950 à un exode de l’accouchement, du domicile vers les centres hospitaliers. Dès l’introduction de l’assurance hospitalisation en 1962, 95% des femmes accouchent à l’hôpital.

Au même moment, on assiste à une  « industrialisation de l’accouchement » ainsi que la «prise en charge» des femmes enceintes et qui accouchent : gestion du travail, courbe de Friedman, analgésies, contention, anesthésie générale au deuxième stade de l’accouchement, épisiotomie, forceps, séparation de la mère et du nouveau-né à la naissance, pouponnière, alimentation artificielle…

1970

Il s’amorce au Québec un mouvement critique envers la pratique obstétricale et la surmédicalisation. Les accouchements se déroulent alors de façon passive, ce qui est dû à l’usage de l’anesthésie générale, pratiquée sur de 37 % à 89 % des femmes, selon les régions.

Du coup, des femmes décident d’accoucher à la maison; souvent seules, mais parfois guidées par des femmes aptes à les aider. De façon autodidacte ou empirique, certaines de ces praticiennes sont devenues celles que nous nommons aujourd’hui sages-femmes. Certaines autres avaient obtenu des formations à l’étranger ou au Canada et avaient déjà exercé dans des pays en voie de développement ou dans des territoires excentrés au Québec.

1980

L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) organise des colloques « Accoucher ou se faire accoucher » dans toutes les régions du Québec, mobilisant environ 10 000 personnes. Deux recommandations importantes sont énoncées : la légalisation des sages-femmes et la mise sur pied de maisons de naissance.

1982

Les sages-femmes québécoises se regroupent.

1983

Le Comité interministériel sur les sages-femmes, présidé par le ministère de l’Éducation du Québec, recommande de légaliser la pratique des sages-femmes.

1986

Les sages-femmes fondent L’Alliance québécoise des sages-femmes praticiennes (AQSFP). Elles organisent la pratique, se donnent des standards de pratique, un code de déontologie, des dossiers, un comité de plaintes et discipline, une procédure de révision par les paires, etc. Non seulement elles structurent la pratique sage-femme, mais elles posent aussi les bases de l’organisation de leur profession.

1987

La Commission Rochon reconnaît la pertinence d’intégrer les sages-femmes dans le réseau public québécois de la santé.

1990

La loi 4, permettant l’expérimentation de la pratique sage-femme dans des projets pilotes, est adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) invite les centres de santé et les centres locaux de services sociaux (CLSC) à présenter des projets pilotes de pratique sage-femme.

Deux comités ministériels, soit le Comité d’admission à la pratique sage-femme et le Comité d’évaluation des projets-pilotes, travaillent à l’évaluation des sages-femmes et des projets-pilotes.

Comparativement à l’Ontario qui a légalisé directement la profession sage-femme en 1994, le Québec, entre autres, sous les pressions des associations médicales, doit passer par l’évaluation de la profession via les projets-pilotes.

1995

1995

Après plus de quinze années d’activité, l’Alliance québécoise des sages-femmes praticiennes (AQSFP) se dissout pour ensuite fonder le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ).

1998

Le gouvernement publie les recommandations ministérielles demandant la légalisation des sages-femmes et le développement de la pratique dans les différents lieux de naissance (domicile, maison de naissance et hôpital).

1999

L’adoption de la Loi sur les sages-femmes est enfin votée. On reconnaît officiellement les sages-femmes comme des professionnelles autonomes au Québec. C’est cette même année que débute la formation universitaire pour les sages-femmes à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

L’Ordre des sages-femmes du Québec (OSFQ) débute  officiellement son mandat.

2004

Une première entente est signée entre un centre hospitalier (hôpital Lasalle à Montréal) et une maison de naissance (maison de naissance Lac Saint-Louis), permettant ainsi aux femmes d’accoucher à l’hôpital en étant accompagnées par une sage-femme.

Le MSSS signe une entente avec le RSFQ.

2005

Les assurances professionnelles permettent désormais aux sages-femmes d’aller assister une femme à son domicile.

2009

Le RSFQ conclut une entente de service avec la Fédération des Professionnèles de la Confédération des syndicats nationaux (FP-CSN) afin de bénéficier de l’expertise de la Fédération des Professionnèles et de l’appui des Conseils centraux de la CSN.

La Coalition pour la pratique sage-femme est relancée.

2011

Le dépôt d’une pétition par la Coalition pour la pratique sage-femme conduit à des recommandations importantes de la Commission de la Santé et des Services sociaux [PDF] concernant le développement la pratique sage-femme.

La rémunération des sages-femmes est réévaluée à la suite d’un exercice d’équité salariale.

Les demandes du RSFQ relatives au renouvellement de l’entente avec le MSSS sont déposées.

Le Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE) dépose son Rapport d’appréciation dela performance du système de santé et des services sociaux : État de situation : portrait de la périnatalité et de la petite enfance au Québec.

2012

L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) publie un rapport intitulé Mesures prometteuses pour diminuer le recours aux interventions obstétricales évitables pour les femmes à faible risque.

2014

Le MSSS et le RSFQ signent leur deuxième entente, au bout d’une longue et complexe démarche, soit celle de la réécriture complète de la première entente. Pour la première fois, les sages-femmes étaient appuyées par la FP-CSN, et se sont unies dans la lutte pour leur conditions de travail dans une négociation et une mobilisation sans précédent.

2016

Adoption par l’Assemblée nationale de la Loi 10: Loi modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux notamment par l’abolition des agences régionales. Les Conseils des sages-femmes perdent leur siège au sein des CA des établissements, contrairement au CMDP, CII et CM, ce qui contribue à marginaliser les sages-femmes et qui rend plus difficile le travail du conseil professionnel des sages-femmes.

Lancement du Cadre de référence pour le déploiement des services de sage-femme au Québec par le MSSS le 5 mai 2015, à l’occasion de la Journée Internationale de la sage-femme, un document de référence très attendu pour supporter le développement.

2016

Publication d’une Analyse de coût : accouchement avec sages-femmes ou accouchement par des médecins par la firme MCE Conseils à l’occasion de la Journée Internationale de la sage-femme. Les résultats de cette étude comparative des coûts démontrent que le suivi de grossesse et l’accouchement accompagnés par une sage-femme coûte 25% moins cher que par un médecin.

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Les sages-femmes : professionnelles
de la santé dévouées au bien naître