foire aux questions

La profession de sage-femme est-elle légale ?

Oui, la pratique sage-femme est une profession légalisée au Québec depuis 1999. Elle est encadrée par l’Ordre des sages-femmes du Québec.


Est-ce que les services d’une sage-femme coûtent quelque chose ?

Non, car les sages-femmes font partie du réseau public de la santé. Les coûts sont donc entièrement couverts par la Régie de l’assurance-maladie du Québec.


Est-ce que les sages-femmes possèdent la formation pour aider une femme à accoucher ?

Oui, la formation pour devenir sage-femme est de niveau universitaire et d’une durée de quatre ans et demi. Ce baccalauréat est offert à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Au moment d’être diplômée, la sage-femme possède toutes les compétences pour assurer le suivi de la grossesse, pour aider les femmes à accoucher dans le lieu de leur choix et pour faire le suivi postnatal de la mère et du nouveau-né. La sage-femme est aussi formée pour dépister toute situation anormale, consulter un médecin ou lui référer une cliente au besoin. La sage-femme fait une utilisation judicieuse des technologies et possède les compétences pour agir en situation d’urgence.


Qui peut être suivie par une sage-femme ?

Les services sages-femmes s’adressent aux femmes en bonne santé qui présentent une grossesse normale, soit la vaste majorité des femmes.


Puis-je être suivie par une sage-femme si j’ai déjà eu une césarienne ?

Oui, c’est possible. La sage-femme discutera avec vous de vos besoins et des différentes options selon votre situation.


Est-ce que je dois aussi être suivie par un médecin ?

Non, car la sage-femme est une professionnelle autonome formée pour être entièrement responsable des soins durant la grossesse, l’accouchement et le postnatal pour la mère et le nouveau-né, et ce, jusqu’à six semaines après la naissance. La sage-femme prescrit les tests et les examens habituels, ainsi que certains médicaments, au besoin. Dans certaines situations, la sage-femme consulte ou réfère la femme ou son nouveau-né à un médecin spécialiste.


Où sont offerts les services de sage-femme ?

Des services de sage-femme sont offerts dans certains Centres intégrés (universitaires) de santé et de services sociaux (CI(U)SSS) (voir la liste). Les accouchements peuvent se faire au domicile, à la maison de naissance ou à l’hôpital, il se peut que ce choix soit limité selon l’avancée de l’implantation de la maison de naissance.


Puis-je être suivie par une sage-femme et être sous anesthésie épidurale ?

Non, car au Québec, le travail d’une sage-femme est d’accompagner les femmes dans un accouchement naturel.


Quelles sont les différences entre le suivi d’un médecin généraliste et celui d’une sage-femme ?

Tous deux offrent un suivi professionnel, car ils sont formés pour les suivis des grossesses normales. Par contre, la sage-femme et la seule professionnelle qui offre le choix du lieu de naissance. Elle, ou sa coéquipière, sont disponibles sept jours sur sept. Elles font des visites postnatales à domicile, ainsi que des visites prénatales dans certaines circonstances.


Qu’est-ce qu’une maison de naissance ?

C’est un endroit où se déroulent les rencontres prénatales de groupes et où les femmes sont suivies par les sages-femmes durant leur grossesse et après l’accouchement. Les femmes qui le souhaitent peuvent y mettre au monde leur enfant. La maison de naissance fait partie du réseau public de la santé. Dans le but de lui conserver un caractère familial, intime et humain, seulement une dizaine de sages-femmes y travaillent. C’est aussi un lieu communautaire de rencontres et d’échanges. La maison de naissance est l’affirmation collective que l’accouchement est normal et qu’il appartient aux femmes.


L'accouchement à la maison est-il sécuritaire?

Oui, l’accouchement à la maison est aussi sécuritaire qu’à l’hôpital pour une femme qui a une grossesse normale. D’ailleurs, de nombreuses études l’ont démontré. La sage-femme apporte tout l’équipement médical nécessaire pour assurer la sécurité de la mère et du nouveau-né. Elle sait comment agir en situation d’urgence ou lorsque la situation demande un transfert vers un centre hospitalier.